Le Futur – Helena Tornero

Le Futur, de Helena Tornro
traduit du catalan par
Clarice Plasteig

Titre original :  El Futur
Lieu et date d’écriture : Catalogne 2019
Création : Teatre Nacional de Catalunya, Barcelone, 2019
Publication : Arola editors, ville ?, 2019
Autres traductions : anglais, espagnol

Version française :
Date de la traduction : 2021
Coup de coeur des Regards Lycéens (Festival Regards Croisés / Troisième Bureau) en 2022
Lectures publiques à la Mousson d’hiver 2024, au festival Théâtre de verdure (ville ?) 2023 et au Théâtre national de Nice, 2024.

Résumé :

Leurs chemins auraient pu ne pas se croiser. Mais ils se sont croisés. Diana a une revanche à prendre contre son père. Halim cherche à rejoindre sa fiancée à Stockholm. Il a quitté son pays en guerre, laissé derrière son passé. Diana, elle, n’a qu’un seul espoir pour se réconcilier avec son avenir : rencontrer à Stockholm le philosophe Hennig Tössberg. Alors, Diana décide d’accompagner Halim en Suède, au volant de la voiture de luxe de son père. Ensemble, ils vont traverser une Europe recroquevillée, jalonnée de frontières fantômes. Dans son sac à dos, Halim transporte les débris d’une bombe. Des fragments de mémoire, pour ne pas oublier. Ils s’arrêtent au Danemark, où Alfredo, le père de Diana, participe à un meeting politique européen. Elle veut qu’il rencontre Halim. La situation explose. Diana et Halim repartent. Mais Alfredo insiste pour continuer le voyage avec eux. Arrivés à Stockholm, Halim part de son côté rejoindre sa fiancée, tandis qu’Alfredo et Diana retrouvent la trace du Pr Tössberg. Ils découvrent que le professeur est une femme. Une femme accueillante qui leur offre l’hospitalité. Le lendemain matin, tôt, Alfredo doit prendre la voiture, il reviendra bientôt.

L’autrice :

 Helena Tornero est née à Figueras en 1973. Elle se forme à la mise en scène et à la dramaturgie à l’Institut del Teatre de Barcelone, puis commence à travailler comme auteure et metteuse en scène, actrice, chanteuse, scénariste, traductrice de théâtre et professeure d’écriture et de littérature dramatique. Depuis les années 2000, elle a écrit plus d’une quinzaine de pièces de théâtre. Certaines sont montées dans des lieux de référence comme le Festival Temporada Alta (Suplicants, 2008), le Teatre Lliure de Barcelone (You’re pretty and I’m drunk, 2011), le Mercat dels Flors (Una conferència ballada, 2016), sans oublier le Teatre Nacional de Catalunya (No parlis amb estranys, 2013 et El Futur, 2019). Au-delà de la Catalogne, elle a également signé le livret d’un opéra, Je suis narcissiste, créé en 2019 au Teatro Español de Madrid, et ses textes sont aussi joués dans différents pays comme l’Angleterre (Ahir (Yesterday), au Theatre Uncut, Londres, 2012), la Turquie (Love & fascism, qu’elle a co-écrit avec Giannina Carbunariu, Linda McLean et Yesim Ozsoy, au Festival d’Istanbul, 2014), la Suisse (Vingt-trois avril mille-six-cent-seize, à partir des pièces de Shakespeare, au Théâtre Pitoëff, Genève, 2016) et l’Autriche (livret de l’opéra disPLACE au Musiktheatertage, Vienne, 2015). Le théâtre d’Helena Tornero est politique. Son engagement l’est aussi. Elle est membre fondateur de PARAMYTHÁDES, un groupe d’artistes de la scène qui dirigent des ateliers de danse, théâtre et musique dans des camps de réfugiés en Grèce. De ces ateliers naît le texte de Kalimat (2016), à partir de témoignages de réfugiés du camp de Nea Kavala, qui a été mis en lecture au Teatre Nacional de Catalunya, et Trees never get tired (2017), joué en Grèce à Polikastro, par une troupe composée à la fois de Grecs et de personnes en attente du statut de réfugié, originaires de Syrie, d’Irak, d’Érythrée et de Somalie. Le regard décidément tourné vers le monde, Helena Tornero a intégré le projet européen Fabulamundi. Dans ce cadre, elle a participé déjà à plusieurs éditions de La Mousson d’été et La Mousson d’hiver en tant qu’auteure (F/M : devil is alive and well, Mousson d’hiver, 2018, traduit par Laurent Gallardo) ou animatrice d’ateliers d’écriture, et elle y a dirigé des lectures.

La traductrice :

Comme traductrice, Clarice Plasteig est membre des comités espagnol et catalan de la Maison Antoine-Vitez. Elle privilégie des auteurs qu’elle s’attache à choisir pour leur engagement et leur regard sur la société actuelle et avec lesquels elle tend à développer des collaborations sur la durée. Ainsi, elle traduit, entre autres, Pau Miró (Barcelone sous la pluie, Des balles et des ombres, La trilogie animale : Buffles, Lions et Girafes, Les joueurs et Victoria), Pablo Fidalgo, Federico García Lorca, Lola Blasco (Canicule et La musique et le mal), Ferran Joanmiquel Pla (Bleu et Samouraï). Et dernièrement, les pièces de Jordi Prat i Coll : Il faudrait me payer et Fatima. Elle a également traduit Je meurs de ne pas mourir de Paco Bezerra. D’Helena Tornero, elle a traduit deux pièces : Le futur et Fascination. Elle est également comédienne, metteur en scène et anime des ateliers de théâtre en milieu scolaire et extra-scolaire.